Le yoga, pas seulement pour les hippies!

Si on m’avait dit qu’un jour, je serais allongée sur le tapis de mon salon en train de méditer après une séance de yoga, j’aurais ri au nez de mon interlocuteur. « Moi, pratiquer ces activités conçues pour les hippies, les flemmards, et les fainéants!? Non merci, je préfère chausser mes baskets et aller courir! », aurais-je répondu. Et pourtant…

Depuis que j’ai poussé la porte du cours de Christine Tiravy, professeur de yoga et fondatrice de Reyona*, il y a presque deux ans, ma vie a changé. Bon, avouons qu’au début, il m’a fallu faire preuve d’un peu de concentration. Je me sentais un peu ridicule dans certaines postures, postérieur en l’air, jambes par-dessus tête… Heureusement, le jugement n’a pas sa place au yoga. La connivence du groupe, habitué à réaliser ces postures sérieusement et sans jugement, permet d’éviter le fou rire général (mais pas la bonne humeur). Lorsqu’on est débutant, les paroles du maître yogi peuvent parfois surprendre. Quand Christine a dit de sa voix douce: « Vous êtes vos doigts », un rictus s’est dessiné sur mon visage.

Toutefois, décidant de jouer le jeu à fond, j’ai fermé les yeux. Me laissant porter par la voix de mon guide, au gré des postures et des respirations je me suis concentrée sur les sensations du corps plutôt que de l’esprit. Et la magie a opéré! A cette époque, j’étais confrontée à une situation de stress avec des émotions difficiles à gérer. Après cette première séance, de retour à la maison mon homme fut surpris de me récupérer en « mode chewing-gum ».

Certes, on ne transforme pas un « bulldozer » (gentil surnom donné par mon mari) en gentil petit animal docile après une heure de yoga! Pour en tirer des bénéfices, il faut pratiquer le yoga et/la méditation régulièrement. Après deux ans de pratique, je me pose cette question: comment ai-je fait pour (sur)vivre durant toutes ces années sans cet outil pourtant indispensable à tout un chacun? Un tel « médicament » devrait être remboursé par la Sécu!

Aujourd’hui, quand je chausse mes baskets, je ne peux m’empêcher de repenser à mes premiers pas de yogini. Je cours toujours, c’est clair. Au sens propre, comme au figuré. Mais je cours mieux, parce que je respire mieux. Je vais moins vite, c’est vrai, mais je vais plus loin. J’ai gagné en endurance. La performance a pris un sens nouveau: elle n’est plus synonyme de « plus », mais de « mieux ». Alors, lorsque je suis tentée d’aller plus vite, je décide plutôt d’aller à mon rythme et de profiter du paysage.

 

* Christine Tiravy est professeur de yoga dans le secteur de Thionville/Luxembourg. Elle est fondatrice de Reyona (Relaxation Yoga Nature) et propose des séances de yoga à La Pause, à Thionville. Christine Tiravy a également édité un CD de relaxations guidées. Infos: www.reyona.net

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