Je cherche le courage d’arrêter… de travailler

« Ils ont choisi de ne plus travailler »: c’est le titre d’un excellent article découvert sur le site de Psychologies.com qui, certes ne date pas d’hier, mais est vraiment d’actualité pour moi !

http://www.psychologies.com/Travail/Vie-professionnelle/Travailler-autrement/Articles-et-Dossiers/Ils-ont-choisi-de-ne-plus-travailler

J’envie les témoins comme Françoise, Claude ou Robert qui ont eu le courage d’abandonner leur activité professionnelle – et le confort matériel qui va avec – pour se consacrer à quelque chose de plus en phase avec leurs aspirations profondes: élever un enfant, construire une maison, écrire, ou créer, tout simplement, sans nécessairement chercher le profit.

Alors, pourquoi est-il si difficile d’arrêter de travailler? Parce qu ‘il faut bien gagner sa vie, me direz-vous. Mais pas seulement. En ce qui me concerne, je ressens une forte pression provenant de plusieurs sources:

1) la société de consommation avec laquelle notre génération a grandi (pour info, je suis à l’aube de la quarantaine)

2) les exigences de performance, également dictées par notre société actuelle et qui renforcent l’image négative des personnes sans emploi

3) notre éducation (tu seras médecin, mon fils)

4) les longues études que la plupart d’entre nous avons faites, et pour lesquelles nos parents ont sacrifié leur propre bien-être matériel

Je pense que pour notre génération, il est très difficile de s’affranchir du travail, car nous nous sentons redevables vis-à-vis de nos parents. Nous pensons que ne pas travailler équivaut à un échec. Nous croyons que c’est grâce au travail, que nous trouverons une place dans la société. 

Pire, comme le souligne très justement l’article, le travail est devenu une valeur identitaire. « Dis-moi ce que tu fais comme travail, et je te dirais qui tu es. » En ce qui me concerne, l’aspect identitaire liée à mon activité professionnelle est justement un point important, que j’ai beaucoup de mal à transgresser. Si l’on me demande « que fais-tu dans la vie? », j’ai du mal à répondre. « Chômeuse? » ou bien « femme au foyer? » J’ai honte d’avouer que cette réponse me fait honte…

Or, plus le temps passe, plus j’ai le sentiment d’aspirer à une vie sans travail. Certes, le monde professionnel m’a terriblement déçue, et l’on pourrait penser que ce choix reviendrait à fuir pour ne plus souffrir. Mais ce n’est pas la seule raison.

Je crois qu’après 13 années d’activité professionnelle intense, un mariage, un bébé et un deuil, mes valeurs (d’autres diront: mes idéaux ou mes illusions) ne sont plus en phase avec le monde professionnel d’aujourd’hui. A 38 ans, j’ai envie d’élever mon fils, de créer un foyer, de décorer notre future maison, d’écrire, ou encore d’améliorer mon niveau en piano… sans culpabiliser ou devoir me justifier devant qui que ce soit (pas même moi!)

L’ennui? Oui, cela peut faire peur. Mais il y a fort à parier que celui qui fait le choix conscient et réfléchi d’arrêter de travailler ne s’ennuiera pas. D’ailleurs, tous les témoins interrogés par « Psychologies » affirment n’avoir jamais été aussi actifs que lorsqu’ils ont arrêté de travailler.

Alors, il n’y a plus qu’à…

http://www.psychologies.com/Travail/Vie-professionnelle/Travailler-autrement/Articles-et-Dossiers/Ils-ont-choisi-de-ne-plus-travailler

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